Bien que me disant poète

Il m’est difficile d’écrire pour les Dieux

Les idées s’embrouillent dans ma tête

Quand je pense à tes yeux bleue.

Ta chevelure aux couleurs chatoyantes

Remplis mon être de manière si prenante

Que jusqu’à l’aube je ne rêve qu’à toi

Alors sache que si tu voulais m’aimer

De te dire oui je ne pourrais m’empêcher

Tu est une reine dont je serai le roi

 

Maintenant dans le doute est ma vie

Car je t’aime : Valérie

 Tripel Ix, Avril 2001

 

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Imagination des songes les plus profonds

Tu n’aurais pu trouver plus de majestuosité

Même les divines fleurs du Japon

Ne peuvent égaler sa beauté

Son corps fin est souple tel une liane

Tout dans ses gestes est ampli de cette grace

Qu’elle dispute à la chasseresse Diane

Son charme, quand on la voie, terrasse

 

Pour elle, sa belle, il irait en enfer

Jennifer

Tripel Ix, Février 2001

 

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Dans l’ombre des enfers

Brille une blanche aura

Très loin de ses terres

Une ange survit là-bas

    Flotte autour d’elle un rideau brun

    Qui cascade sur ses ailes de lumière

    Faisant office de barrière

    Cachant son corps aux yeux de chacun

Elle erre ici pour survivre

Pleurant ceux qu’elle a laissé

Pour ne rien oublier et vivre

En tentant de toujours progresser

    Aimante, aidante, en proie aux sentiments

    L’esprit noir mais le cœur pur

    Elle résiste même si c’est dur

    Et se recherche dans un monde dément

 

Pourtant elle a peur

Sans son fil d’Ariane

   Ecoute ton cœur

   Valériane

Tripel Ix, le 13/04/2005

 

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Le rédempteur

Mi-ange et mi-démon, ma vie est sous tutelle

Pour le sombre Éméchion, pour le clair Gabriel

Je ne suis que celui qui détruit les pécheurs

Quand pour chaque mille ans, je sors de ma torpeur

Que le noir vive en moi, le sang dicte ma loi,

Commettez un péché, je fait sauter votre tête

Que la loi soit en moi, la bonté est mon choix

Implorez mon pardon, je rends votre âme nette

 

L’orage de ma haine ne frappe qu’une fois

Après cette colère arrivera la joie

Ma pitié passagère absoudras les chanceux

Les autres subiront la justice de Dieu

Après l’épuration

Je rentre dans ma tombe

Vibrant de la passion

Donnée par l’hécatombe

Tripel Ix, entre printemps 2002 et Mai 2005

 

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Celestial help

Perdu dans les brouillards profonds

Ou ne perce l’astre solaire

Marchant, mais à tâtons

Pour pénétrer dans l’air

 

Espérant l’être salvateur

Qui me sortira des limbes

De ces brumes de peur

Dont les volutes me nimbent

 

Soudain, les voiles  se déchirent

Perforées par des rayons

Qui luisent tels des sourires

Portés par un homme, non ;

 

Elle me sauve et sourit :

Julie

Tripel Ix, décembre 2004

 

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L’amor et la mort

Écrire

C’est avoir la passion de dire

Que la vie n’est pas toujours bien

Et qu’elle désire parfois le pire

Alors moi je ne sens rien

 

Je ne laisse qu’un corps gelé

Vide de mon esprit moqueur

Qui rejoint les nuées ailées

Pour pouvoir te revoir mon cœur

 

La mort et l’amour me tiennent

Ton corps dans la cour me paralyse

La mort et l’amour m’emmènent

Te libérer d’Hécate, ma promise

Éloïse

Tripel Ix, juillet 2004

 

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Fille de toute beauté, ma princesse du Gabon

Que même peuvent envier, les déesses du Japon

Faible et bienheureuse, tu aimes un jeune garçon

Forte et malheureuse, son absence dure trop long

Un regard il te tiens, sa présence te rends folle

Un regard il te tiens, ton emprise le contrôle

Prononce une parole, il t’obéit sans contrainte

Quel que soit son beau rôle, pour t’exaucer il s’éreinte

Pour toi il se dévout

Tu se sa figure de proue

Même si tout cela te paraît trop fou

Il est malade aussi, la maladie d’amour

 

Il te veux dans ses bras

Sandra

Tripel Ix, février 2004

 

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World Dreamin’

La tête dans la lune, j’imagine

Un monde de pureté câline

La joie distribuant l’adrénaline

Et faisant éclater les pulsions malines

Qui nous font sourire quand elles s’obstinent

Ca monde gouverné par l’éclat doré

Que répand sa crinière vive

Soutenue par deux éclats ambrés

Dans sa traîne je dérive

De mon rêve elle est la séraphine :

Marilyn

Tripel Ix, novembre 2004

 

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 La chasse au fantasme

Lorsque le soir se coule en ville

Dans les rues une ombres se profile,

Ses pas dansants survolant le sol,

Aussi légère qu’une plume, qu’un vole

Errant dans les blanches brumes

Qui, nos regards, enfument.

 

Poussée par la brise douce

Qui soulève sa crinière rousse

Elle flotte dans la nuit

Virevoltant sans bruit

 

Derrière les traînées nuageuses

Loin des veillées orageuses

Le clair de lune discret

Dans son regard s’est ancré

Cette lueur faible et diaphane

Repart empli par les arcanes

D’une once de lumière douce

Émeraude le joyau de mousse.

Elle flotte dans la nuit

Virevoltant sans bruit.

 

Demain je pars,

Á la chasse au fantasme

Pas de retard,

Pour la chasse au fantasme

Tripel Ix, le 4/01/2005

 

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Nostalgie d’aimer

Nostalgie, quand tu tiens notre cœur

Tu emplis notre âme de remords

D’être partis, mais aussi de la peur

De ne plus jamais revoir leur corps

 

Aux lueurs hivernales, admirer les blés

Qui scintillent aux aurores sur leurs dos emmitouflés

Quand l’on plonge dans ces deux lacs limpides

Au moment où leur tête se tourne, les lèvres humides

 

Aux veillées automnales, admirer les crinières

Que comme les arbres elles arborent rousses

Quand l’on s’enfonce au milieu des forêts dernières

Au moment où sur nous elles braquent deux joyaux de mousse

 

Aux soleils estivaux, admirer les reflets

Qui tels une écume bleue dansent sur leurs sombres mèches

Quand l’on avance aux travers des ténèbres revêches

Au moment où celles-ci illuminent leur teint halé

 

Aux lunes printanières, admirer en cachette

Quand les reflets dansent sur l’onde lisse
Son corps, nu, qui luit sous l’eau, net

Au moment où remonte cette sirène mon calice

 

Nostalgie, quand tu tiens notre esprit

Tu emplis notre âme de douleur

Celle des temps passés et repartis

Qui laissent des images que retrouver nous fait peur.

Tripel Ix, le 10/04/2004

 

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Et j’ai lutté

Contre les vents

Et j’ai butté

Contre le temps

 

Seul je voulais rester

Cacher dans les brumes

La où personne ne cherchait

Ma mémoire se consume

Les fantômes de mes illusions

Qui reviennent dans ma vie

Me disent les dégâts que nous causions

Et ravagent mon esprit

 

Pour trouver la paix je dois fuir

Loin des fantasmes, loin de moi

Abandonner cette carcasse sans cuir

Et rejoindre la sphère des rois

 

Je sommes les rois de naguère

Qui attendent leur héritier

Celui qui régnera sur terre

Mais qui n’y posera jamais pied

 

Nous suis une mémoire de plus

Noyé dans le flots des légendes

Que remontent deux sirènes russes

Indifférentes à l’aide que je leur demande

 

Seul l’arrivée prochaine

Fait tenir l’édifice

D’une solidité certaine

Jusqu’à ce qu’arrive mon fils

 

Iborra Julien fin mai 2005

 

La vie est une longue histoire

Dont le chemin est empli de doute

Quand en vient le soir

Attention de ne pas se tromper de route

 

La porte de l'amour

Est la troisième à droite

Une impasse derrière la cour

Où une fille m'exploite

 

Une fleur pour un coeur

Qui n'attend qu'un baiser

Un amour sans peur

Et un beau chevalier

Tripel Ix, mars 2006